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Conférence : "Les espèces invasives en Corse"

Les étudiants du Master Gestion Intégrée du Littoral et des Ecosystèmes (GILE) de l'UFR Sciences et Techniques de l’Université de Corse organisent dans le cadre de leur formation, une conférence sur le thème "Les espèces invasives en Corse" le mardi 6 décembre. Ouverte à tous, celle-ci débutera à partir de 10h dans l'amphi G.B. Acquaviva (IUT di Corsica, Campus Grimaldi) à Corte, et fera intervenir plusieurs professionnels et scientifiques spécialistes de cette thématique.

Les espèces invasives en Corse

Depuis le XIXème siècle, l’Homme n’a cessé d’inventer des techniques de transport de plus en plus élaborées, favorisant les échanges mondiaux. Mais sans le savoir il participait à l’invasion des milieux par des espèces exotiques. En Méditerranée, ce phénomène est d’autant plus marquant depuis la réouverture du Canal de Suez, le nombre d’échanges n’a fait qu’augmenter. En ajoutant à cela les progrès techniques et la mondialisation, cette augmentation du nombre et de la fréquence des échanges, ne fait encore une fois que favoriser le transport involontaire d’espèces.

Le milieu marin est touché par ce phénomène, principalement avec les navires grâce au fouling (espèces se fixant sur les coques) et les eaux de ballastes (quantité d’eau que les bateaux stockent pour se stabiliser à vide). L’aquaculture a aussi un impact non négligeable sur ces introductions non souhaitées avec par exemple des espèces accompagnant les espèces cultivées introduites volontairement. Comme par exemple l’algue voleuse d’huîtres (Colpomenia peregrina) importée d’Asie avec les ballots d’huîtres de culture et pose problème aux ostréiculteurs. Les aquariums ont eux aussi leur part de responsabilité, celui de Monaco est malheureusement connu pour l’introduction involontaire de l’algue tueuse (Caulerpa taxifolia) rendant toxique le milieu qu’elle colonise.
Malheureusement cette problématique ne touche pas seulement le milieu marin, on peut par exemple parler de la fourmi d’Argentine (Linepithema humile), exportée accidentellement avec le commerce du lilas-rose (Syringa vulgaris) a été signalée en France en 1906 et en Corse en 1960. L’exportation de cette dernière n’a pour autant pas eu de réel impact économique pour le moment contrairement à son impact écologique.

Cependant des espèces peuvent avoir un impact économique plus important que d’autres et donc être plus connue du grand public. En Corse par exemple, le cynips du châtaigner (Dryocosmus kuriphilus) c’est forgé une réputation en posant des problèmes sur la production et la transformation des châtaignes. On pourrait également parler de l’olivier et de sa bactérie Xylella fastidiosa. En bref, les exemples ne manquent pas.
La Corse étant concernée par ces sujets plus que préoccupants et d’actualité, le choix du sujet pour cette conférence fut relativement évident.

Zoom sur le Master Gestion Intégrée du Littoral et des Ecosystèmes

A travers une approche théorique et appliquée, l’objectif principal est de préparer les étudiants aux emplois de cadres (ingénieur d’études, ingénieurs recherche, et ingénieurs développement) dans les secteurs de la gestion de l’environnement littoral.
Cette formation vise à apporter une bonne connaissance théorique et pratique des écosystèmes littoraux (biodiversité, structure, dynamique, et fonctionnement) et des outils à même d’en assurer la pérennité (conservation, exploitation des ressources et aménagement à travers le concept de Gestion Intégrée des Zones Côtières).

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JEROME CHIARAMONTI | Mise à jour le 05/12/2016