Séminaire l'archipel Corso-Sarde
Séminaire autour des circulations linguistiques entre Corse, Sardaigne, Toscane et Ligurie
Le 15 juin, de 14h à 17h, la salle de réunion de l’UMR LISA accueillera une nouvelle séance de séminaire organisée dans le cadre d’une collaboration entre l’Université de Corse et l’Université de Cagliari.
Ce séminaire vise à explorer la dimension archipélagique de l’espace sardo-corso-toscan, envisagé non comme un espace marginal mais comme un ensemble de nœuds de connexion méditerranéens. L’approche proposée croise les outils et méthodologies de l’histoire, de l’archéologie, de la linguistique et des sciences sociales, avec une attention particulière portée à la longue durée, du Moyen Âge à l’époque contemporaine.
Cette première séance portera sur les échanges linguistiques entre la Corse, la Sardaigne, la Toscane et la Ligurie. Depuis le Moyen Âge, les mobilités humaines entre ces territoires ont favorisé d’importantes circulations linguistiques : « toscanisation » du sarde et du corse, diffusion du ligure à Bonifacio, ou encore contacts étroits entre le sud de la Corse et le nord de la Sardaigne. Les échanges entre linguistes et historiens permettront d’inscrire la réflexion dans le temps long et de valoriser un riche patrimoine constitué de corpus archivistiques et oraux.
Programme
Lundi 15 juin, 14h-17h
Salle de réunion de l’UMR LISA
14h00 — Introduction
Vannina Marchi van Cauwelaert, université de Corse
Giampaolo Salice, université de Cagliari
14h30 — « Influences toscanes dans le sarde médiéval »
Giovanni Lupinu, université de Sassari
15h15 — « Corsica e Sardegna : continuités et ruptures linguistiques dans l'espace italo-roma sarde »
Francescu Maria Luneschi, université de Corse
16h00 — Discussions
Modération : Stella Retali-Medori, université de Corse
Mardi 16 juin, 10h-12h
Salle immersive de l’UMR LISA
Présentation de l’ouvrage de Giampaolo Salice : Terre Promesse. Strategie famigliari e appartenenze imperiali nel Settecento, Carocci, 2025.
Résumé de l’ouvrage
Comment les empires mondiaux du XVIIIe siècle se sont-ils implantés sur les terres qu’ils venaient de conquérir ? Cet ouvrage répond à cette question en retraçant l’histoire de la famille grecque orthodoxe des Alexiano. Originaires de Malvasia, ils émigrèrent au milieu du XVIIIe siècle à Minorque. Sur cette île de culture espagnole et sous souveraineté britannique, ils s’imposèrent comme des acteurs majeurs des relations économiques et politiques avec Livourne, Londres, Alger, Tunis, Saint-Pétersbourg et Constantinople.
Tout en s’enracinant sur les terres qui leur avaient été promises, ils devinrent les interlocuteurs d’une myriade d’acteurs à différentes échelles spatiales, sociales et institutionnelles, vendant et achetant des navires, créant des salines, fondant des églises orthodoxes, agissant en tant qu’agents de la régence d’Alger, combattant au service des empires britannique et russe, participant à la conquête de La Havane, à la colonisation de la Floride et de la Crimée.
À travers les vicissitudes d’une famille, cet ouvrage aborde des questions centrales du débat historiographique de ces dernières années : la relation entre migrations et territorialisation de la souveraineté, celle entre diasporas et peuplement des espaces frontaliers, les formes de citoyenneté sous l’Ancien Régime, le conflit entre autochtones et immigrés, les droits des peuples et ceux des États, dans la dimension mondiale qu’a prise la Méditerranée au XVIIIe siècle.
Du lundi 15 juin 2026 à 14h00 au mardi 16 juin 2026 à 12h00
Grande salle de réunion 2ème étage Bâtiment Edmond Simeoni, Campus Mariani, CortiLaboratoire Lieux, Identités, eSpaces et Activités (CNRS / Université de Corse)
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Vannina MARCHI VAN CAUWELAERT,
| marchi_v@univ-corse.fr